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ELEPHANTS/MONDIAL FOOTBALL : QUESTION POUR UN TIRAGE AU SORT
Le sort tient-il à régler son compte à la sélection ivoirienne de foofball à l’occasion des rendez-vous du mondial de football ? En tout cas deux fois consécutivement le tirage au sort à l’occasion du mondial de football a été défavorable à l’équipe ivoirienne qui se retrouve chaque fois dans un groupe avec deux des équipes favorites de la compétition. Compromettant ainsi d’avance ses chances de qualification au second tour.

Tenez! Au mondial 2010 en Afrique du Sud, les Eléphants de Côte d’Ivoire partagent le groupe G, appelé le groupe de la mort, avec le Brésil, quintuple champion du monde (l’équipe que tout le monde souhaitait éviter) et le Portugal, l’une des meilleures équipes d’Europe, 5è au classement mondial. La Côte d’Ivoire devra dans ces conditions se munir d’un sacré courage pour espérer bousculer la hiérarchie et accéder au 2è tour. Un grand défi qui ne s’annonce pas facile à relever pour les éléphants de Côte d'Ivoire.

Déjà en 2006 en Allemagne , lors de leur première participation au mondial, les Eléphants de Côte d'Ivoire avaient dû croiser le fer en match de poules avec l’Argentine et les Pays-Bas, deux grandes nations du foot mondial. Et malgré une brillante victoire obtenue sur la Serbie Monténégro en 3è et derniere rencontre, ils n’ont pu aller bien loin avec à leur passif, deux défaites concedées dans la dignité, sur les scores identiques (1-2) face à ces deux géants du football mondial. Les ivoiriens ont été donc contraints de rentrer au bercail plus tôt que prevue avec juste la réputation d’une équipe courageuse qui a pu résister vaillamment aux coups de boutoir de ces deux grands favoris du mondial.

La situation, malheur pour les Ivoiriens, risque fort de se reproduire en Afrique du sud, avec la présence dans leur poule, du Brésil et du Portugal, archi favoris pour les deux places de qualification du groupe G. Là où cependant, les autres équipes africaines qui ont bénéficié pour la plupart d’un meilleur sort, défendront crânement leur chance de qualification face à des sélections nationales aussi peu renommées qu’elles.

Défavorisée une première fois par le tirage au sort, c'est un fait. Que cela arrive une seconde fois dans des conditions pratiquement analogues amène à s'interroger:
« La Côte paie-t-elle ainsi le tribut de son outrecuidance, son obstination à figurer coûte que coûte au nombre des nations mondiales de football, là où elle n’est pas vraiment attendue ? Ou est-ce le passage obligé pour mériter la gloire auquel elle aspire et qui l’attend probablement les années à venir ?… » s’interroge un jeune supporter des Eléphants de Côte d’Ivoire qui trouve la situation un peu injuste.

Les encadreurs de l’équipe et les responsables politiques font fie, pour leur part, de ces considérations allarmistes et profondement pessimistes, ainsi que le débat qui divise le public ivoirien sur la capacité ou non de leur équipe à pouvoir tenir le coup, pour y trouver des raisons certaines de positiver. Ainsi, pour le chef de l’Etat qui a eu l’opportunité de se prononcer à chaud juste après le tirage au sort, « nous sommes parmis les meilleurs, nous ne devons pas avoir peur puisque les autres équipes craignent la Côte d’Ivoire. Nous devons viser la première place dans ce groupe. Nous avons tous les mêmes chances et malheur à celui qui a peur ». Le président de la fédération ivoirienne de football (FIF) ne dit pas autre chose : « les Eléphants ont mûri. Et dans cette compétition, face au Brésil la Côte d’Ivoire n’a absolument rien à perdre, ce sont plutôt les autres équipes qui ont quelquechose à perdre, et donc, de bonnes raisons d’être peu séreines en rencontrant la Côte d’Ivoire… » dit-il, comme pour entretenir le moral.

Quatre ans après sa première participation au mondial du football, les Eléphants de Côte d’Ivoire ont-ils effectivement et suffisamment mûri pour tenir la dragée haute aux nations favorites du mondial ? Le match nul (2-2) obtenu au mois de novembre face à l’Allemagne sur ses terres en match amical et sa 19è place au dernier classement mondial FIFA suffisent-ils pour espérer un bien meilleur sort qu’en 2006 au mondial 2010 ? Attendons de voir ce que réserve la réalité du terrain en juin 2010 en Afrique du Sud.


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